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crise alimentaire

Lorsque vous êtes en difficulté, trouver quelqu'un pour vous aider, c'est un bonheur

17 août 2012
par 
Kelly Di Domenico, Agente de communications
Sara Doua est une veuve qui reçoit de l'aide alimentaire de Caritas Mali

Sous le soleil matinal malien, les membres de Caritas Mali sont en train de s'organiser pour effectuer la première distribution de nourriture dans le diocèse de Sikasso. Ils mettent en place des rangées de chaises et des échelles pour mesurer les haricots, le maïs et l'huile qui seront distribués à 93 familles de la région. Ils installent même des haut-parleurs pour diffuser de la musique. Déjà, les gens commencent à arriver avec leurs charrettes tirées par des ânes, stationnant les uns à côté des autres. Même le maire est venu pour aider au lancement de la distribution.

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Quand il n'y a plus aucune graine à planter

16 août 2012
par 
Kelly Di Domenico, Agente de communications
Un paysan dans son camp de riz

La région de Sikasso, dans le sud du Mali, est dominée par le large fleuve Niger, la rendant propice à la culture du riz. Après quelques jours de pluie ici, le fleuve est plein et prêt à irriguer les rizières rectangulaires nichées sur ses rives. Mais pour que le riz se développe, il doit y avoir des graines à planter. Et cette année, beaucoup de fermiers n’en ont pas, tout simplement parce qu'en dernier recours pour contrer la faim, ils ont épuisé leurs réserves.

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Lorsque le marché est trop coûteux

14 août 2012
par 
Kelly Di Domenico, Agente de communications
Karya Sagare and her son at a subsidized food sale

La petite-fille de Karya Sagare colle aux basques de sa grand-mère. Malgré la chaleur, elle est vêtue d’un chandail avec un capuchon qui couvre sa tête. Ses yeux sont apathiques, alors qu’elle suit tranquillement sa grand-mère à travers le parvis de l’église. Karya explique que sa petite-fille ne se sent pas bien. Elle l’a amenée chez le médecin une fois mais ne peut se permettre de l’amener à nouveau. La visite chez le médecin a aussi grugé le peu d’économies que Karya conservait pour acheter de la nourriture à sa famille, comprenant quatre enfants et deux petits-enfants.

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Une crise pendant une crise

8 août 2012
par 
Kelly Di Domenico, agente de communications

L'année dernière, quand les pluies n’étaient pas au rendez-vous pour la récolte au Mali, on pouvait déjà prédire qu'une crise alimentaire était à l'horizon. Ce qui était moins prévisible, cependant, était que le pays était au bord d'une crise politique.

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Essayer de comprendre une crise alimentaire

7 août 2012
par 
Kelly Di Domenico, agente de communications

Une des principales questions que j'avais quand je suis partie pour le Niger était pourquoi le pays connait-il si fréquemment des crises alimentaires ? Après être passé proche de la famine en 2005, de sérieux pics d'insécurité alimentaire ont eu lieu en 2008, 2010 et maintenant en 2012. Le professeur Alpha Gado, un spécialiste des crises alimentaires au Sahel à l'Université de Niamey, m'a aidée à comprendre les complexités d'une crise alimentaire dans un pays comme le Niger.

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Faire fructifier la terre

6 août 2012
par 
Kelly Di Domenico, agente de communications

Au Niger, où 80 % de la population dépend de l'agriculture de subsistance pour sa survie, faire fructifier la terre est essentiel. Les étendues de terre rocheuse et durcie, stagnant sans utilité, apparaissent comme un énorme gaspillage, surtout à un moment où il n'y a pas assez d’aliments pour nourrir la population.

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Pas assez de nourriture au moment où le besoin est le plus grand

3 août 2012
par 
Kelly Di Domenico, agente de communications

Le Niger, comme la plupart des pays du Sahel, n’a qu'une saison des pluies, ce qui signifie que la récolte en lien avec ces pluies est cruciale à la survie pour l’année entière. Cependant, au moment de planter, la récolte de l'année précédente est presque épuisée et il reste peu, sinon rien, à manger. Il s'agit d'une période où il n'y a pas assez de nourriture alors que c’est justement à ce moment que le besoin est le plus grand. Planter un champ et travailler le sol nécessite de l'énergie, une énergie qui est difficile à trouver quand il n'ya rien à manger.

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Davantage de réfugiés arrivent chaque jour

31 juillet 2012
par 
Kelly Di Domenico, agente de communications

« Il y a davantage de réfugiés qui arrivent chaque jour. » Tels étaient les mots de Nassar, le représentant de Caritas Niger, qui nous a accompagnés au camp de réfugiés Tabarey Baley à Ayourou, à proximité de la frontière malienne. C'est le début du désert ici, où l'air est sec et le soleil est fort. Au début de février, les Maliens ont commencé à traverser la frontière en direction du Niger pour échapper à la violence perpétrée dans leurs villages par les groupes islamistes fondamentaux qui ont pris le contrôle du Nord du pays.

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Distribution de vivres et spéculation

29 juillet 2012
par 
Guy Des Aulniers, chargé de programme pour les secours d'urgence

Nous sommes dans la commune de Sae Saboua, dans le diocèse de Maradi. 234 ménages, provenant de 4 villages, reçoivent aujourd’hui chacun 80 kilos de mil, 21 kilos de « niébé » (haricots secs) et 5 litres d’huile. Cette ration doit servir à nourrir une famille de 7 personnes pendant un mois. Ce sont principalement les femmes qui viennent car les hommes sont aux champs. C’est la saison des pluies actuellement, le mil est déjà de bonne taille et il faut désherber. Le mil a été planté aux premières pluies, en juin dans cette région. Il pourra être récolté à la fin septembre, si tout va bien : si les pluies ne créent pas d’inondations, si l’absence de pluie ne fait pas sécher les plants et si les chenilles ne viennent pas ravager les champs comme ce fut le cas l’année dernière.

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Maradi

28 juillet 2012
par 
Guy Des Aulniers, chargé de programme pour les secours d'urgence

Nous sommes à Maradi (Niger), à 650 km de Niamey, la capitale. Maradi est le « grenier » du pays, ce qui en fait sa capitale économique. Mais nous sommes surtout à 25 km du Nigéria et tout ce qu'on trouve ici vient de là-bas, du sucre aux voitures. C’est aussi dans le nord du Nigeria que Boko Haram sévit et son influence se fait sentir. Le voile intégral est par exemple davantage présent. Certaines tensions se font sentir avec les chrétiens, assez pour que l’Église ait évité cette année ses vœux traditionnels du début du ramadan le 21 juillet dernier.

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